Les 24 Heures du Mans, sont tout d'abord un laboratoire pour les innovations automobiles, elles sont à l'origine de nombreuses technologies aujourd'hui au service du grand public.
Chaque année, les voitures qui s'élancent au départ des 24 Heures du Mans ne sont pas seulement là pour la compétition. Bardées d'innovations, elles sont aussi des laboratoires sur roues. Les industriels de l'automobile évaluent à un train d'enfer et sous pression tout ce que l'automobile invente chaque année.
La liste des innovations testées aux 24H du Mans est longue « et ça ne date pas d'hier », commente le président de l'ACO, Pierre Fillon : « En 1906, on testait déjà les jantes amovibles. Un siècle plus tard, on va vers la voiture toute connectée. » Pour Pierre Fillon, toutes ces inventions sont dans l'ADN des 24 Heures : « Elles agissent comme un formidable accélérateur d'innovations et nous voulons avoir un sport automobile qui serve à quelque chose : des règlements qui permettent de tester de nouvelles technologies pour demain. »
Il y a beaucoup eu d'innovations depuis 1923, prenons quelques exemples :
En 1926 les phares antibrouillard sont nés. Aux lueurs de l'aube, pour faire face à la brume, les Lorraine-Dietrich (voitures Françaises) ajoutent au centre de leur calandre un troisième phare «antibrouillard» qui leur vaudra le surnom de cyclope.
Plus tard en 1949 on voit apparaître le moteur arrière aux 24 Heures du Mans. « Les chevaux tirent la charrue, ils ne la poussent pas », disait Enzo Ferrari. Ironie de l'histoire, c'est une Ferrari 250p qui sera la première voiture possédant un moteur arrière à s'imposer en 1963.
1953 est une année qui confirme que cette course est bien un laboratoire avec le frein à disque qui va remplacer le frein à tambour qui ne résiste pas à l'épreuve des 24 heures. La marque de luxe britannique Jaguar s'associe avec Girling et Dunlop pour créer des freins capables de tenir sans intervention durant 24 heures. Une révolution qui fait mouche. Jaguar fait le doublé en 1953 avec ses Type C, c'est en partie grâce à cette trouvaille (qui existait déjà sur les avions). Le frein à disque s'imposera partout dans le monde de l’automobile.
En 1967 on voit les appendices aérodynamiques. C'est une Chaparral qui introduisit avec son prototype 2F, le premier aileron arrière. Haut perché et aussi large que la voiture, il lui donnait un air presque caricatural.
En 1970 c'est le moteur rotatif. Un bruit strident à la limite du supportable, c'est ainsi que l'on reconnaît un moteur rotatif. Une technologie introduite en 1970 sur une Chevron-Mazda.
Ou alors en 1976, le moteur turbo débarque au Mans. Personne ne prend réellement conscience de la révolution qui se trame avec le principe du moteur suralimenté. Alpine-Renault adopte cette technologie en 1976 mais Porsche a pris de l'avance dans la fiabilité et la Porsche 936 de van Lennep-Ickx s'imposera finalement.
Et ça ne fait qu'évoluer année après année !
Geoffrey .B
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